Comment organiser son voyage bleisure ?

Avec les jours fériés du printemps, il est tentant de prolonger son déplacement professionnel par quelques jours de visite, ou de faire venir son conjoint pour découvrir une nouvelle destination. Mais les frontières restent parfois floues au sein des entreprises entre le cadre strict de la mission et son prolongement loisir. Quelles sont les précautions à prendre ?

 

Bien cadrer la mission et son prolongement

Si 68% des voyageurs d’affaires mondiaux déclarent faire au moins un voyage bleisure par an, certains renoncent à ajouter du loisir à leurs déplacements professionnels en raison de la perception qu’en aurait l’employeur. Les voyageurs asiatiques sont plus soucieux (32%) que les Nord-Américains (20%) et les Européens (15%) selon Egencia.

En effet, pendant tout le temps de la mission qu’il accomplit pour son employeur, le collaborateur est sous la responsabilité de l’entreprise, selon la jurisprudence française*.

Il est donc important pour le salarié d’informer son employeur de ses dates de séjour, et de définir clairement la durée de sa mission et son extension. Certaines entreprises mettent en place des procédures spécifiques, telles que demande d’autorisation, assurance spécifique, outils de gestion des voyages, qui permettent de faire la distinction entre frais professionnels ou non.

 

Des différentes formes de bleisure

D’après une étude de HRS, ce sont les hommes qui restent plus longtemps en déplacement et sont davantage motivés par des raisons professionnelles. Pour 48% d’entre eux, c’est une occasion de nouer de meilleurs liens avec leurs homologues et leurs contacts sur place. En effet, le bleisure commence après la journée de travail, par des sorties entre collègues ou avec des clients, mais dans ce cas le cadre de la mission s’applique toujours.  Sinon le shopping (43%), les visites culturelles (32%) et le sport (27%) sont les principales activités pratiquées en déplacement selon la dernière étude de MagicStay.

Il en est autrement lorsque l’on prolonge son séjour pour découvrir une destination, ce qui demeure le critère le plus important pour décider ou non de faire un voyage bleisure

Lorsque la destination «en vaut la peine», 1/3 des salariés profitent d’un déplacement pour faire venir leur famille. Il convient dès lors de bien séparer les réservations de transport et d’hébergement, en demandant des factures séparées par exemple et en s’assurant de manière adéquate.

 

* depuis 2001, le salarié a droit à la protection, prévue par l’article L.411.1 du code de la sécurité sociale pendant sa mission.